Êtes-vous prêts à vous amuser au soleil? Le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard est connu dans le monde entier pour ses plages spectaculaires, mais ce n’est que le début! Pourquoi ne pas vous lancer dans l’immobilier riverain? Amusez-vous en famille en compagnie du sculpteur de sable et professeur d’art renommé Maurice Bernard, qui vous apprendra les ruses du métier pour réaliser de spectaculaires sculptures de sable. Terminez votre journée au belvédère Oceanview, où vous pourrez admirer le coucher de soleil qui peint les falaises de grès rouge de Cavendish de couleurs que vous ne verrez nulle part ailleurs. 

À noter : Des appareils-photos peuvent être utilisés sur place pour la surveillance des animaux sauvages.

Les conditions de surf : L’information sur la force des vagues n’est mise à jour que pendant la saison d’exploitation, de juillet à la fête du Travail; elle est affichée chaque jour à 11 h au plus tard.

Plages surveillées

Parents and their kids splash in the water in PEI National Park.

Détails à venir pour la saison 2021. 

Accessibilité des plages

Il y a aux plages de Cavendish, de Brackley et de Stanhope de la baignade surveillée, un accès facilité à la plage et des espaces de stationnement désignés pour les personnes à mobilité réduite. 

Des tapis d’aide à la mobilité sont des tapis spéciaux installés à la base de la rampe d’entrée de la plage, qui s’étendent sur le sable et permettent un accès au sable compacté et mouillé sur le bord de l’eau. L’accès s’en trouve ainsi facilité, peu importe le type de roues.

Des fauteuils roulants de plage  

Parcs Canada offre deux types de fauteuils selon les activités choisies. Les fauteuils de sable sont munis de pneus larges et mous qui permettent de rouler facilement sur le terrain sablonneux irrégulier. Les fauteuils flottants sont conçus spécialement pour permettre aux utilisateurs de se rendre dans l’eau.

Sécurité des plages

Les courants d’arrachement – Le danger caché; en toile de fond, mer houleuse

Transcription

Soleil, sable et océan évoquent la saison estivale.

La plage nous propose le calme, un refuge paisible, des souvenirs d’enfance et des sorties fascinantes.

Une plage est un écosystème vivant, en constant changement.

Une simple variation de la direction du vent peut transformer des vaguelettes tranquilles en un puissant ressac rugissant.

Quand les vagues s’enflent avec la formation du ressac, de forts courants d’arrachement se forment, créant des conditions dangereuses pour les nageurs.

Après avoir éclaboussé la plage, une vague retourne naturellement vers le large.

Les vagues se déplacent dans un mouvement circulaire.

Toutefois, il arrive que des obstacles naturels ou humains, barres de sable ou quais, bloquent la retraite des vagues. L’eau piégée se mue alors en un courant qui longe le littoral, à la recherche d’une ouverture dans l’obstacle. Quand elle le trouve, le courant comprimé fuit rapidement vers le large.

C’est ce vif courant vers le large qu’on appelle courant d’arrachement.

Souvent, pris de panique, les nageurs saisis par un courant d'arrachement essaient de regagner la plage.

Contre un courant de 1 à 2 mètres par seconde, ces efforts peuvent avoir des conséquences néfastes, voire fatales.

Je ne savais plus si je serais capable de remettre les pieds sur la plage.

C’était une journée de danger. Pire, c’était une journée de danger ensoleillée : très mauvaise combinaison.

C’est ma première visite ici depuis. Pas que j’aie peur de cette plage, mais je ne voulais pas repasser les escaliers, revoir la scène, et que tout me revienne d’un coup. Il y avait des tas de vagues cette journée-là, mais nous avions déjà nagé dans de grosses vagues, alors nous pensions qu’il n’avait pas grand-chose là.

Dans les secteurs surveillés, nous avions avisé les gens de ne pas s’aventurer dans l’eau.

En essayant de regagner la plage, nous nous sommes aperçus que nous faisions du sur-place.

Il est vite devenu apparent qu’ils étaient en difficulté.

On m’avait déjà parlé des courants d'arrachement, mais je m’étais dit que j’étais assez forte nageuse pour m’en extraire si je voulais.

C’est comme nager sur un tapis roulant, tu n’avances pas. En fait, tu nages à reculons.

Je me suis tournée vers mon compagnon et lui ai demandé comment il s’en tirait, et lui non plus n’était pas capable.

Il a fait deux ans dans la Marine, c’est un type vraiment musclé et je croyais qu’il pourrait se frayer un chemin à travers n’importe quoi.

Au départ, j’étais excité par la chance d’effectuer un sauvetage.

Une fois dans l’eau, quand j’ai compris le danger, c’était plus… J’ai connu un soupçon d’inquiétude allions-nous pouvoir ramener ces gens?

À un moment donné, nous avons pensé que nous n’y arriverions pas.

Les vagues devenaient vraiment mauvaises et nous commencions à perdre beaucoup d’énergie.

J’avalais de l’eau et les vagues me recouvraient la tête.

Ils ont été complètement surpris de la force du courant.

Tu pouvais sentir la panique les envahir.

Ils étaient convaincus qu’ils allaient se noyer.

Alors, quatre d’entre nous avons pris une bouée de sauvetage; l’autre sauveteur a pris une planche de sauvetage qui s’est révélée précieuse dans cette situation.

Quand tu es désespéré, tu ne peux penser qu’à une chose nager vers la côte.

Ils essayent de nager directement vers la plage, parce que tout ce qu’ils ont en tête, c’est de reprendre pied… … alors que si tu t’éloignes latéralement, en longeant le rivage, pour essayer un peu plus loin, tu dépenses beaucoup moins d’énergie et tu t’écartes de ce courant qui t’attire vers le large.

Cherchez un secteur où il y a des vagues déferlantes. Vous saurez que ce n’est pas un courant d'arrachement et qu’il vous faut nager dans cette direction.

De retour sur la terre ferme, j’étais à la fois soulagée et incrédule.

Quand j’y repense, je comprends que j’aurais dû nager en suivant la côte pour m’en tirer.

Parlez aux sauveteurs. Ils devraient pouvoir vous dire où se trouvent les courants d'arrachement et où vous pouvez nager sans danger, en plus de vous donner des conseils utiles en cas d’imprévu.

Maintenant que j’ai vécu cette expérience, je ne paniquerai probablement pas dans des circonstances semblables.

Je pourrai me servir de ma logique pour appliquer ce que j’ai appris, soit en m’écartant à la nage, soit, faute de mieux, en attendant.

L’aventure de Carolyn a connu un heureux dénouement. Ce n’est toutefois pas le cas pour plus de 100 personnes par an en Amérique du Nord.

On peut réduire ces statistiques en sensibilisant les gens aux dangers des courants d'arrachement.

Couramment, les gens assimilent à tort les courants d'arrachement au courant de reflux ou de marée.

Un courant d'arrachement ne vous attirera pas vers le fond; c’est plutôt une étroite colonne d’eau qui vous attirera avec force vers le large.

Tous les courants d'arrachement ne sont pas semblables. Certains peuvent être bien formés, mais la plupart sont instables et difficiles à remarquer par les non-initiés. Deux indices peuvent aider : la coloration de l’eau et les variations dans les régimes de vagues.

Comme les courants d'arrachement créent un couloir d’eau, celle-ci peut paraître plus sombre.

Elle peut aussi se distinguer par la circulation vers le large de sable soulevé, d’écume ou de débris.

Ces couloirs sont généralement étroits, dépassant rarement 10 m de largeur.

La forme et le point de rupture des vagues sont différents dans les courants d'arrachement. Remarquez les variations dans le régime de vagues, comme l’eau agitée, menant vers un panache passé les vagues déferlantes ou les barres de sable.

Méfiez‑vous des zones calmes dans le ressac.

L’eau calme peut sembler rassurante aux nageurs, mais cache probablement un profond courant d'arrachement et peut être très dangereuse.

Parce que les courants d'arrachement sont difficiles à voir, la plupart des gens s’aperçoivent de leur présence lorsqu’ils se sentent entraînés le long de la rive ou vers le large.

Ces courants sont souvent accompagnés de dérives latérales qui aboutissent aux courants en direction du large.

Quand vous êtes dans l’eau jusqu’aux genoux, demandez-vous si l’eau semble vous attirer : ce pourrait être un indice de la présence d’un courant d'arrachement à proximité.

En apprenant à connaître vos plages, vous pouvez en apprendre davantage sur les endroits dangereux.

Méfiez-vous particulièrement des structures comme les quais et les brise-lames, où les courants d'arrachement sont fréquents.

Le fond de l’océan, et surtout les barres de sable, contribuent aussi à la formation des courants d'arrachement.

Les vagues deviennent prises entre la plage et les barres de sable. Attention à la formation de barres de sable : c’est au niveau des chenaux entre ces barres, par où s’échappe l’eau prise au piège, que naissent les courants d'arrachement.

Rappelez-vous que la position de ces courants peut changer de jour en jour, en particulier après les tempêtes.

Si vous vous trouvez pris dans un courant d'arrachement, rappelez-vous les deux recommandations suivantes, et vous n’aurez pas de mal à vous arracher au courant.

Évitez de paniquer et de nager contre le courant. Un courant d'arrachement ne vous entraînera pas à des kilomètres de la plage.

La force de ce courant diminue à mesure qu’on s’éloigne de la rive.

Certains courants d'arrachement très forts peuvent aller jusqu’à 300 m de la grève, mais la plupart s’épuisent juste après la ligne des déferlantes.

Quand on se sent emporté vers le large, il est naturel de vouloir nager vers la côte, et c’est ce qui est dangereux. À nager contre un courant de 1 à 2 m par seconde, même les meilleurs nageurs s’épuiseront en peu de temps.

Les noyades se produisent lorsque le nageur, épuisé, n’a plus la force de nager.

Ne nagez pas à contre-courant, restez calme et conservez votre énergie.

Éloignez-vous du courant en suivant le rivage.

Une fois sorti du courant, il vous suffira de nager de nouveau vers la rive. Songez que les courants d'arrachement sont d’étroits corridors.

Nager parallèlement à la côte exigera seulement une fraction de l’effort requis pour nager à contre-courant.

Si vous ne pouvez pas vous écarter du courant, laissez-vous simplement flotter et attendez d’en être sorti. Lorsqu’il s’est affaibli, nagez en diagonale vers la côte. Si vous pouvez, attirez l’attention de quelqu’un sur la rive.

Si vous observez un nageur en détresse, n’essayez pas de nager à son secours. Demandez l’aide d’un sauveteur ou appelez le 911.

Lui lancer une bouée de sauvetage ou tout autre objet flottant auquel s’accrocher. Gardez-le bien en vue.

Souvenez-vous que les spectateurs bien intentionnés se noient souvent en essayant d’effectuer un sauvetage.

Cet été, choisissez la sécurité : soyez attentifs aux signes de courants d'arrachement et respectez les mises en garde des sauveteurs.

Avant d’aller nager, renseignez-vous sur les prévisions météo et l’état des vagues.

N’allez jamais nager seul. Nagez dans des secteurs surveillés et informez-vous sur les courants d'arrachement auprès des sauveteurs locaux.

N’oubliez pas : ne nagez jamais contre un courant d'arrachement, échappez-lui en nageant parallèlement à la rive un temps, puis en revenant vers la plage.

Si vous avez un doute, n’y allez pas!

Bon an mal an, nous effectuons des sauvetages tous les étés : il faut croire qu’il reste encore beaucoup d’éducation à faire.

Respectez l’eau et ne nagez jamais seul.

Partagez ces connaissances avec votre famille et vos amis. Aidez-nous à rompre l’emprise du courant d'arrachement une fois pour toutes.